
Confronté professionnellement à l'observation d'états de conscience modifiés et obligé d'utiliser des procédés thérapeutiques violents (comas insuliniques, électrochoc sans anesthésie), il s'interroge sur la nécessité de modifier ou altérer ainsi la conscience dans un but thérapeutique. Il recherche alors d'autres options et se tourne d'abord vers l'hypnose clinique. En 1959, il créé la Société Espagnole d'Hypnose Clinique et Expérimentale, à Madrid.
Rapidement, l'hypnose ne lui convient plus. D'une part, ses observations cliniques ne coïncident pas toujours avec les théories. D'autre part, le terme d'hypnose est souvent associé à quelque chose de mystérieux, voire magique et suscite la méfiance. Il créé ainsi le terme sophrologie en octobre 1960 et fonde la même année le premier département de sophrologie clinique à Madrid, dans le service de neuropsychiatrie du Pr. Lopez Ibor.
La sophrologie est, à cette époque, techniquement proche de l'hypnose, même si le rapport au patient s'y inscrit davantage dans une approche humaniste.
A. Caycedo est admis comme médecin neuropsychiatre au sanatorium Bellevue à Kreuzlingen et devient le dernier élève de Binswanger qui influence définitivement sa démarche de recherche sur la conscience.
Caycedo tente de populariser la phénoménologie existentielle à travers la sophrologie. Il se propose de redécouvrir les phénomènes d'états de conscience modifiés à l'aide d'une approche d'inspiration phénoménologique.
La sophrologie devient progressivement une méthode moins inductive. L'expérience subjective de chacun, la déduction personnelle des phénomènes, priment sur les inductions provoqués par le thérapeute.
Encouragé par L. Binswanger, et sans doute influencé par sa femme Colette (une française passionnée de Yoga avec qui il se marie en 1963) A. Caycedo se rend en Orient.
Il séjourne en Inde où il s'initie au Yoga auprès de grands Yogis rencontrés par
le biais de médecins indiens. Il rencontre ensuite dans l'Himalaya, l'un des médecins
du 14e dalaï-
Les aspects philosophiques ou religieux sont laissés de côté pour élaborer une nouvelle science : son objectif reste l'étude de la conscience humaine et le moyen de la faire varier dans un but thérapeutique ou prophylactique.
Le premier degré (RDC 1) s'inspire du Yoga indien. Le second (RDC2) du Yoga tibétain. Le dernier (RDC3) du zazen.
Sources : Wikipédia

Dr. Alfonso CAYCEDO Fondateur et Créateur de la Sophrologie et de la Sophrologie Caycédienne®